Avec l'arrivée du printemps, ça vient de me saisir. L'émission Bons Baisers de France ne reviendra pas à l'antenne! Non, je n'étais pas une fan inconditionnelle de l'émission. Par contre, je la regardais quand les invités piquaient ma curiosité. En fait, mon flash est un peu plus personnel que la disparition d'une émission. Je me suis tout simplement rappelé que j'ai été stagiaire à la recherche sur la première saison de cette émission et c'est là que j'ai su...


En regardant France faire des entrevues avec des invités, j'ai su que je voulais devenir animatrice. J'avais devant moi un modèle. Une femme intelligente, passionnée et intéressée par l'histoire derrière son invité. C'est aussi durant cet été que j'ai passé mes journées à faire des photocopies de revues et de journaux qui relatent tous les petits détails sur les invités.


C'est drôle, puisqu’à ce moment, je voulais devenir technicienne derrière la caméra. J'étudiais le cinéma et j'adorais l'image. Je me voyais réalisatrice ou directeur photo. Je m'amusais avec les techniciens sur le plateau qui me montraient leurs petits trucs. Pourtant, j'étais tellement curieuse, que je me surprenais à lire les entrevues des articles que je photocopiais. L'une de mes collègues m'a dit un jour: «Sophie, pourquoi veux-tu devenir technicienne? Tu devrais aller en recherche, t'arrête pas de poser 1000 questions.» Première clac au visage.


La vérité c'est que je n'avais jamais osé rêver de devenir animatrice. C'était tellement un monde lointain du mien. Même ma mère me voyait faire ce métier, mais je ne voulais pas me l'avouer. Durant cet été, j'ai posé la fameuse question à France. «Comment fait-on pour devenir animatrice?» Elle m'a répondu: «T'explores, tu fonces, t'étudies et t'oses».


En quelque temps, je me suis retrouvée à faire un certificat en journalisme à l'UdM. Je suis devenue animatrice d'une émission de cinéma à CISM pendant 2 ans. J'y ai rencontré des collègues passionnés et des invités généreux. Je trouvais qu'il me manquait une base professionnelle. J'ai donc suivi un cours intense à l'école de radio et de télévision Promédia.


Avec ce bagage académique, j'ai fait mes premières armes en tant que journaliste couvrant la scène municipale. Je me suis dirigée rapidement vers mes passions, la mode et les arts et spectacles. J'envoyais mes CV pour devenir animatrice et les producteurs me demandaient toujours, «as-tu fait de la TV?» NON!! Alors, j'ai foncé. J'ai fait ma première apparition à l'émission Ça s'branche où en tant que chroniqueuse. J'ai ensuite postulé pour être animatrice à la Télévision régionale de Laval. Depuis 2 ans, je suis à la barre de l'émission Vivre où je rencontre des gens passionnés qui font une différence dans leur région.


Je suis devenue journaliste des arts et spectacles pour 7jours.ca, je suis également devenue pigiste pour TVA Publications (Clin d'oeil). L'été dernier, une productrice m'a donné une grande chance en me donnant une place de chroniqueuse au Show du matin à V. C'est ensuite que le Maître du Grill est arrivé dans ma vie et que l'histoire se continue maintenant dans le monde de la télévision et de l'écrit.


Ouff! Six ans ont passé et je me rends compte que j'ai suivi ce que France m'a dit. Par contre, c'est étrange, puisque cet été c'est Pénélope McQuade qui aura son émission. J'ai rencontré l'animatrice lors d'une entrevue et je me rends compte que je lui avais posé les mêmes questions. Elle m'a aussi donné du carburant pour continuer ce que je fais et elle me donne des petits conseils dans mon cheminement.
 


Pour continuer, ça prend un brin de folie, de l'acharnement, des sacrifices... non, dans le fond, ça prend un rêve.